Lundi 18 décembre 2006
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La relève du P2P arrive
Le peer to peer a de beaux jours devant lui. Selon une étude de l'Idate, près d'un tiers des internautes utilisent eMule ou une autre application de partage de fichiers.
Les studios de musique et les majors hollywoodiennes ont en partie gagné la bataille du peer to peer en faisant fermer Napster et ses émules. Mais ils sont loin d'avoir remporté la guerre des échanges illégaux de données sur Internet. Selon l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications), qui prépare la mise en place d'un observatoire du téléchargement, le peer to peer ne connaît pas de ralentissement.
« Les premiers résultats de notre enquête confirment l'usage de logiciels déjà très utilisés comme eMule, Shareaza, Limewire..., révèle à 01net. Laurent Michaud, responsable du pôle jeux vidéo et services interactifs de l'Idate. Le taux de pénétration de ces applications a augmenté en un an. Plus de la moitié des internautes qui téléchargent le font sur des réseaux P2P et le reste via des sites légaux. Cette pratique du P2P touche près de 30 % de la population totale des internautes. »
Cryptage, anonymat et newsgroups
La chasse aux pirates menée par l'industrie du disque a cependant poussé certains internautes vers de nouveaux réseaux, plus discrets, mais aussi moins faciles d'accès pour les néophytes. « Le recours à ces applications est encore marginal », confirme d'ailleurs l'Idate. Parmi ces nouvelles pistes de téléchargement, il y a les réseaux cryptés qui rendent anonymes les partages. Apparus il y a quelques années, ces logiciels brouillent les pistes de différentes façons : ils masquent les adresses IP des utilisateurs, cachent les noms des fichiers et cryptent les flux de données de façon à ce qu'il soit très difficile de savoir ce qui est échangé. C'est le cas de Freenet, Share, Filetopia ou Mute.
Outre leur utilisation plus complexe, ces réseaux sont encore très lents. « Au début de l'année, le téléchargement d'une chanson prenait 30 minutes, comme à l'époque de Napster ! Cette lenteur était due aux imposants volumes de données engendrés par le cryptage. Aujourd'hui, les débits commencent à être plus élevés et dans deux ou trois ans, ils deviendront au moins aussi rapides que les réseaux actuels », estime Guillaume Champeau du site Ratatium, spécialisé dans le partage de fichiers.
Mais ces logiciels ne constituent pas la seule menace. Les newsgroups (ou Usenet Groups) bénéficient d'un regain d'intérêt. Ce protocole, créé dans les années 80 pour l'échange de messages, attire un nouveau public pour sa rapidité de transfert des fichiers binaires (vidéo DivX, MP3...). Quelques dizaines de minutes suffisent pour télécharger un long métrage, à partir d'un accès haut-débit de quelques Mbit/s...
Heureusement pour les majors du cinéma, la majorité des fournisseurs d'accès à Internet bloquent l'accès à ces newsgroups. Free est l'un des rares à en permettre l'accès gratuit. « Nous sommes étonnés que ces opérateurs qui proposent l'accès gratuit à ces contenus se fassent leur propre concurrence puisqu'ils disposent aussi de plates-formes de VOD », constate Frédéric Delacroix, délégué général de l'Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle).
Les FAI ne sont pas la seule porte d'entrée aux newsgroups. De nombreux serveurs payants comme Giganews, Newshosting ou Firstload proposent leurs services moyennant finance. Aux Etats-Unis, les newsgroups sont ainsi dans le collimateur de la MPAA : l'association qui défend les intérêts des principaux studios de cinéma a déposé plusieurs plaintes contre des sites comme BinNews.com, NZB-Zone.com et DVDRs.net.
Par xavierjob
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Lundi 4 décembre 2006
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2006
21:04
BitTorrent lève 20 millions de dollars pour son service de téléchargement
La société a bouclé un tour de table pour développer sa plate-forme de téléchargement et licencier sa technologie de peer to peer
Le nom de BitTorrent est souvent associé au piratage de musique, de films ou de séries télévisées sur Internet. De nombreux internautes utilisent en effet ce protocole peer to peer en open source, apparu en 2001, pour distribuer du contenu illégal (en particuliers des films). Néanmoins, à l'instar de DivX (format de compression vidéo également fortement utilisé en matière de piratage), BitTorrent est aussi une entreprise totalement légale.
La société fondée par Bram Cohen, inventeur de BitTorrent, et Aswhin Navin en 2004 vient ainsi de lever 20 millions de dollars auprès des sociétés d'investissement Accel Partners et DCM (qui avait déjà investi 8,75 millions de dollars dans l'entreprise en 2005). Dans un communiqué, Bram Cohen voit dans ce soutien financier une reconnaissance « dans la force de notre technologie et notre potentiel de croissance ».
Cet argent frais va notamment servir à développer la plate-forme BitTorrent.com, pour en faire un service reconnu de téléchargement légal, dont l'ouverture est prévue en février 2007. Il y a quelques jours, en effet, BitTorrent a annoncé la signature d'un accord avec une vingtaine de studios de cinéma et de chaînes de télévision, dont Paramount, 20th Century Fox, MTV Networks, afin de se constituer un catalogue, dans lequel figurera par exemple la série Prison Break ou le dernier Mission impossible.
Des équipements « labellisés BitTorrent »
En mai dernier, la société avait également conclu un accord avec les studios Warner. BitTorrent travaille aussi depuis fin 2005 avec la MPAA (Motion Picture Association of America), qui représente les intérêts des studios américains, pour supprimer de son propre site tout renvoi vers du contenu piraté.
Ce tour de table va aussi permettre à BitTorrent de travailler au déploiement de sa technologie auprès d'autres sociétés. Ainsi, Blizzard y a déjà recours pour distribuer les patchs et mises à jour de son jeu en ligne World of Warcraft, un succès dans le monde entier. Le peer to peer est en effet un moyen pour les studios ou les éditeurs (jeux, émissions de télévision, etc.) de diffuser leurs contenus simplement et à moindre coût.
L'entreprise a également passé des accords avec des fabricants de matériels asiatiques, comme Asus, Planex ou Qnap, pour qu'ils intègrent directement son protocole dans leurs appareils hardware, en l'occurrence des routeurs. L'intérêt : pouvoir effectuer du téléchargement sans laisser tourner un PC, par exemple. On peut imaginer que ce genre d'accords se développe, et qu'à terme, par exemple, des magnétoscopes numériques dotés de BitTorrent puissent effectuer par eux-mêmes du téléchargement légal façon peer to-peer.
Par xavierjob
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Mercredi 29 novembre 2006
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2006
01:21
Objectif 100 Mbit/s en 2007
L'opérateur Erenis proposera à ses clients un forfait d'accès à Internet à très haut-débit dès janvier 2007. D'autres opérateurs s'attaqueront au marché de la fibre optique l'an prochain.
C'est devenu la coqueluche du monde des télécoms en l'espace de quelques semaines. Considérée comme la nouvelle frontière du haut-débit, l'après l'ADSL, la fibre optique a fait l'objet de plusieurs annonces de la part de différents opérateurs, de Free à France Télécom, en passant par Neuf Cegetel, et bientôt Noos, sans oublier des acteurs nouveaux comme Erenis. Les pouvoirs publics ont pris acte de cet intérêt et cherchent désormais à favoriser l'émergence du très haut-débit dans l'Hexagone.
Le ministre délégué à l'Industrie, François Loos, a détaillé, lundi 27 novembre, quinze mesures constituant un « plan d'action du très haut-débit ». Objectif affiché : faire en sorte que 4 millions de Français en profitent d'ici à 2012. « Une action des pouvoirs publics est nécessaire (...) afin que la France puisse bénéficier des retombées industrielles et socio-économiques de cette technologie. » Ce plan d'action, qui s'inspire des recommandations de l'Arcep, vise à « établir un cadre favorable à l'investissement des opérateurs (...) et à soutenir le développement des nouveaux services ».
Les mesures proposées, censées prendre forme pour la plupart au cours de l'année 2007, doivent permettre aux opérateurs de télécoms et aux FAI de déployer la fibre optique plus facilement et à moindre coût. En accédant plus aisément au génie civil, aux gaines dans les immeubles ou en louant des fourreaux existants (à France Télécom ou d'autres), en mutualisant le câblage dans les immeubles, etc. Le plan a aussi pour ambition de créer deux labels : un de « zone d'activité très haut-débit » et de « logement multimédia » (lire l'encadré).
Difficile de savoir si ce plan aura des effets rapides et mesurables. Une chose est sûre : les grandes manoeuvres ont commencé. En septembre dernier, Iliad, la maison mère de Free, annonçait son intention d'investir un milliard d'euros dans un réseau de fibre optique, avec l'ambition d'y raccorder 10 millions d'abonnés d'ici à 2012. Dans la foulée, la société a passé un accord pour acheter l'opérateur spécialiste parisien Citéfibre.
Engouement
France Télécom, de son côté, a commencé à raccorder en fibre optique, pour des tests grandeur nature, une centaine d'abonnés de la capitale et des Hauts-de-Seine. Selon le quotidien Les Echos, l'opérateur envisage d'étendre ses expérimentations à plusieurs grandes villes de province dès 2007.
D'autres acteurs vont également s'activer l'an prochain. Neuf Cegetel, lors de son introduction en Bourse en octobre, a évoqué, par la voix de son PDG, Jacques Veyrat, le lancement d'une « offre commerciale » de fibre optique. Et Noos Numéricâble présentera jeudi 30 novembre, lors d'une conférence de presse, un plan de déploiement national d'un réseau en fibre optique.
En attendant l'arrivée de ces grands noms des télécoms, les acteurs de niche, qui se sont déjà lancés, peaufinent leurs offres et essaient d'engranger les clients. C'est le cas d'Erenis, qui espère couvrir la quasi totalité des immeubles de Paris d'ici à quatre années. Pour aller vite, et à un coût moindre, l'opérateur amène la fibre optique jusqu'aux bâtiments, puis distille le très haut-débit jusqu'aux appartements en utilisant un câblage de cuivre, qui transporte du VDSL (1). Il compte aujourd'hui environ 10 000 clients pour 50 000 logements raccordables, et vise 300 000 clients d'ici à 2011. En janvier, il inaugurera une offre à 100 Mbit/s descendants (50 Mbits montants), une évolution de son forfait à 60 Mbit/s (6 en descente) facturé 34,90 euros. Il prévoit de s'attaquer à la banlieue parisienne prochainement. Avec un impératif : trouver des financements. Les fonds levés cette année - 26 millions - seront vite consommés, sur un marché qui nécessite de gros investissements.
Par xavierjob
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Dimanche 26 novembre 2006
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2006
22:06
Dégouté d'attendre jusqu'en Mars 2007 pour la sortie de la PS3 en Europe, importer une PS3 ne présente pas que des inconvénients. A ce popos, je me suis un peu renseigné par ci par là :

Avantages:
- Les jeux PS3 ne sont pas zonés (pour l'instant) et les tests ont été concluants : tous les jeux du lineup se lancent indifféremment sur une console JAP ou US.
- Si les jeux sont zonés plus tard, la plupart des bons jeux sortent avant aux EtatsUnis ou au Japon (il faut par contre comprendre l'anglais ou au mieux, le japonais suivant les gouts persos).
- L'alimentation accepte les tensions européenes, un simple cable d'alim d'ordinateur suffit à connecter votre PS3.
- Avec le cours du Dollar US, une PS3 achetée 600$ sera moins chère qu'a 600€ (~450€).
- Pour le jeu online, vous avez la possibilité de créér plusieurs comptes utilisateur et d'associer une région du monde à chaque compte. Ex: un compte US qui vous offrira l'accès au Playonline Américain et une compte JAP pour les démos japonaises à l'avance par exemple :)
- Le format HD est universel : oubliez NTSC et PAL, une TVHD Européene est strictement identique à une TVHD US ou JAP.
Inconvenients:
- La garantie !!! Garantie d'un an pour l'instant, vous devrez envoyez votre console aux EtatsUnis ou au Japon et peut-être bien qu'ils n'accepteront pas de renvoyer votre console à l'étranger... Je n'ai pas d'experience à ce niveau mais c'est ce que précise Sony.
- Le prix aujourd'hui : malgré le cours du Dollar, les prix sur eBay sont en ce moment non interessants... à moins que vous n'ayez un bon plan caché.
- La zone des BluRay : les BluRay eux sont bien zonés et la zone retenue pour l'Europe n'est pas compatible avec les EtatsUnis ni le Japon (comme c'etait le cas pour les DVD).
- Même si les jeux PS3 sont à priori dézonés, le zonage tient toujours pour les jeux PS1/PS2.
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Par xavierjob
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Dimanche 26 novembre 2006
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2006
21:57
Par xavierjob
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